
Quand j’étais jeune, j’adorais un déguisement de fée que ma grand-mère Antoinette m’avait fait. Il y avait un chapeau pointu avec un long voile blanc, une longue robe en satin bleu-gris avec des morceaux cousus de guirlande argentée partout pour la faire briller. Je me prenais vraiment pour une fée, quelqu’un qui avait un pouvoir magique grâce à ma baguette magique. J’adorais ça !
Beaucoup de décennies plus tard, quand je me souviens de ces vielles parties de jeu avec ma soeur (son déguisement favori était celui de cow-boy, alors nos jeux étaient vraiment marrants, je vous laisse imaginer ça !), je ressens une grande joie intérieure. J’ai eu la chance d’avoir une soeur pour partager mon enfance, ma chambre, la messe du dimanche où nous nous ennuyions à mourir, la série télévisé Zorro, our snacks at the table of the kitchen, et la même opinion sur l’école : du temps perdu et des enfants méchants autour de nous.
Qu’est-ce qui a fait que nous étions si heureuses ? Je pense que ma baguette magique avait un grand rôle à jouer dans notre enfance. Mais je suis intimement convaincue aussi que nous nous appliquions à ce que chaque journée soit magique. Comme des millions d’enfants, sourire et éclater de rire étaient une habitude de vie, alors tout était prétexte à y contribuer chaque jour que le Bon Dieu faisait.
Qu’est-ce qui a changé depuis ?
Parfois je me sens déçue du changement, si étonnée de mon absence de réaction pour l’éviter, que cela me rend triste : quelle adolescente ai-je été pour laisser mon enfance s’en aller sans même lui jeter un regard ? Pourquoi n’ai-je pas fait quelque chose pour lutter contre ça ? Pour la rattraper ? Pourquoi les choses ont-elles tourné si mal qu’en regardant en arrière, un jour, j’ai remarqué que j’avais perdu ma baguette magique depuis longtemps ainsi que mon bonheur d’enfant ?
Beaucoup d’années plus tard, j’ai pardonné à cette adolescente et à cette femme que je suis devenue. Peu importe que ce soit arrivé ainsi, peu importe que mon déguisement de fée ne m’aille plus, peu importe pour ma baguette magique : je possède un pouvoir intérieur qui me conduit où et quand je décide d’aller par moi-même. Je dois juste demander à mes anges, guides ou à quelques esprits élevés de m’aider, alors ils le font. Ils mettent dans ma vie tant de magie, tellement d’amour et de bonheur à nouveau, que je me demande parfois pourquoi je ne l’ai pas fait auparavant.
Peut-être qu’on a besoin de grandir pour avancer dans la vie. Pas après pas, on gagne une victoire, puis une autre ; le bénéfice est toujours là pour nous enseigner davantage sur notre expérience sur Terre, pour nous permettre agir, pour nous faire comprendre qu’on doit propager l’amour autour nous.
Alors le monde entier s’ouvre à soi. Vous pouvez le croire. Soyez confiant(e) et continuez à sourire à votre vie. Soyez une fée (un magicien) dans tout ce que vous entreprenez, à travers une journée, une semaine,un mois, une année. Pendant ce cours moment de la vie, vous pouvez être une fée (un magicien), la part terrestre de votre âme divine, et ajouter de la magie à votre pouvoir intérieur.
Qu’attendez-vous pour commencer ? Avancez !
Avec mon affection,
Jane