
Une chose dont je me souviens de l’époque des années 70, c’est la manière qu’avaient les gens de vivre chaque jour comme une grande explosion de couleurs, d’émotions, de sentiments, sans aucune fausse pudeur !
Je ne parle pas seulement de leurs vêtements, mais de la façon dont ils considéraient chacune des secondes de leur vie comme un cadeau. Je ne pense pas aux hippies uniquement, mais aux gens en général. Ils étaient heureux, je crois, très heureux, même. Ils étaient instruits, tournés vers les autres, ouverts d’esprit, souriants et un peu excentriques. Leur musique était colorée comme leurs fringues, leurs goûts très éclectiques. Ils se sentaient vivants, sans aucune frontière entre le monde et eux.
Cette époque était complètement marrante, extravagante, en dehors de toutes les normes, et anti conventionnelle. J’étais adolescente, mais je me souviens de ces années comme d’une grande fête pendant laquelle j’ai été très heureuse. Tout le monde semblait jeune autour de moi, pas seulement dans ma famille, mais aussi dehors, dans les rues, les magasins, à la plage, partout. Depuis ce temps, je me suis souvent demandé pourquoi cela avait été si incroyable de vivre cette décennie, et j’en connais aujourd’hui la raison : c’est simplement parce que tous ces gens des années 70 vivaient avec style !
Il ne s’agissait pas seulement de mode, de design ni de musique, mais plutôt d’une manière d’être : ils étaient heureux. La vie n’était pourtant pas facile partout sur la terre, mais ils étaient engagés à traverser les problèmes. Ils faisaient confiance à ce vent de changement qui soufflait dans le monde entier. Ils étaient enthousiastes, pleins d’espoirs et de rêves.
Et ils les ont concrétisés.
Comment ont-ils fait?
Ils n’étaient pas plus intelligents ni instruits que les gens d’aujourd’hui. Ils croyaient simplement que tout était possible. Ils étaient les purs produits d’une époque révolue, celle de leurs parents, très conventionnelle, difficile et ancrée dans dans de vieux schémas de pensée. Les gens des années 70 ont supprimé le mauvais et gardé le meilleur. Ils ont réussi. La musique, les arts, le design, la mode et les idées sont sorties des quartiers pauvres, ces endroits que la génération précédente avait fui pour construire une vie meilleure dans de plus beaux quartiers.
Alors ils ont vécu la vie qu’ils voulaient : moins de tension, de loi, de jugement. Ils ont soufflé sur le monde une nouvelle idée appelée le mouvement New Age qui continuait celui de la Contreculture des années 60. Ce fut la naissance d’une nouvelle humanité impliquée dans de grandes causes et de nouveaux paradigmes qui sont encore les nôtres aujourd’hui : la spiritualité, le médecine alternative, l’écologie, le développement personnel, moins de consumérisme, etc.
Leur style fut un mélange de tout cela : le monde dont ils rêvaient et dans lequel ils voulaient vivre. Pas de place pour la jalousie, l’amertume, ou la violence. Ils utilisèrent les drogues comme des expériences pour sortir de leur corps et de leur esprit afin d’être plus créatifs. Beaucoup sont morts. Mais ce qu’ils nous ont laissé, c’est ce merveilleux et énorme sentiment du pouvoir de l’amour. Cette liberté d’aimer. Rien ne peut être comparé à cet élan puissant qui hante encore notre époque.
Cet héritage est grand. Mais qu’en avons-nous fait ? Est-ce que nous le transmettrons à la prochaine génération ?
L’amour n’est pas un concept : c’est une manière de vivre. Je devrais dire un art de vivre. Parce que nous vivons tous aujourd’hui dans un monde difficile, où chacun semble avoir oublié le plus important : nous sommes sur terre pour faire des expériences et pour en comprendre le sens, afin d’avancer dans l’amour. Pas seulement dans l’idée de l’amour. Cependant vivre dans l’amour ne signifie pas que vous serez une nonne ou un prêtre, mais un être humain engagé à répandre plus d’amour autour de lui. C’est ça, un style !
Donc, vivons avec style !
Plantons des graines d’amour à chaque minute de notre vie. Respirons l’amour, partageons-le, soufflons-le comme si notre esprit et notre corps ne pouvaient pas vivre sans cela. Commençons avec un sourire, un mot aimable, un appel téléphonique, un câlin. A un(e) ami(e), un(e) collègue, un parent. Faisons-le encore. Et encore. Et encore. Cessons de partir en guerre pour n’importe quelle raison ou excuse, et en n’importe quelle circonstance. Vous êtes un ange descendu sur Terre : ne changez pas votre chemin. il est fait d’amour par-dessus tout. Alors je suis certaine que vous rirez à nouveau, que vous serez heureux(se) à nouveau, plein(e) de joie et de bons sentiments.
Affectueusement,
Jane