Qui se cache derrière un plaintif chronique?

17 Juin

Tout le monde connaît ce genre de personne qui passe son temps à se plaindre à propos de tout et de n’importe quoi. Vous la trouvez au travail, parmi vos amis, famille, voisins, à l’épicerie, et dans n’importe quel endroit où vous allez pour quelque raison. Ce(tte) plaintif(ve) chronique peut aussi être une personne proche de vous. Il(elle) n’est jamais content(e), ou alors juste quelques minutes par an, si jamais vous avez la chance de voir ça. Il(elle) semble n’avoir trouvé aucune autre raison de vivre, excepté de se plaindre à propos de tout, de n’importe quelle situation, ou de n’importe qui. La vie ne lui apporte que le pire, quoiqu’il arrive. Il(elle) a besoin de votre compassion, de votre temps et de vos oreilles pour qu’il(elle) se sente exister.

Alors que faire face à un(e) plaintif(ve) chronique ? Devons(nous) fuir, régler leurs problèmes, le(la) conduire chez un psy, ou lui donner toute notre attention ? Qu’est-ce qui est le mieux ?

Mais la question la plus importante pourrait être : devons-nous le(la) garder dans notre entourage, en fait ?

L’expérience n’est en rien joyeuse : un collègue, un proche, n’importe qui de votre entourage est en train de vous rendre fou(folle) avec ses problèmes. En fait, il(elle) croit vraiment qu’il(elle) a des problèmes. De votre côté, vous pensez juste que ces petits rien peuvent être réglés rapidement, mais le(la) plaintif(ve) insiste, et continue : rien ne va jamais bien dans sa vie, selon lui(elle). C’est la faute de la société, leur patron, leurs parents, leur enfance, etc. Il(elle) ne se sent jamais responsable de rien, et se considère comme une victime.

Après un moment (qui peut durer des années), vous êtes épuisé(e) : vous avez fait tout pour lui(elle), mais cette personne n’a pas changé sa manière de faire. Vous avez agi de votre mieux, mais votre mieux semble ne pas suffire. En fait, ce ne sera jamais assez.

Deux décisions s’offrent à vous : soit vous arrêtez cette relation toxique, soit vous essayez de consacrer un moment par jour, par semaine ou par mois à écouter ses plaintes (toujours les mêmes vieilles rengaines, agrémentées de nouvelles, juste pour vous montrer combien sa vie quotidienne est difficile). Dans ce dernier cas, vous êtes un(e) Saint(e) ! Mais vous devez prendre soin de vous…

La plus grande difficulté est de ne pas devenir le(la) psy préféré(e) d’un(e) plaintif(ve) chronique. Il(elle) sait comment faire avec les gens pour obtenir leur patience, leur compassion et aussi leur aide. Se plaindre est une affaire lucrative quand on sait qu’il (elle) veut tout ce que la vie semble de pas lui accorder : le droit d’être la personne dont il(elle) rêve secrètement, une personne importante. En l’écoutant, on lui donne cela.

En fait, qu’est-ce qui ne va pas, dans sa vie ?

Certains de ces plaintifs chroniques ont soit eu des enfants, soit un travail, soit un(e) amoureux(se), soit même du bon temps, je veux dire plein de façons de se révéler à eux-mêmes, pour avancer ou diriger leur vie du mieux possible. Alors pourquoi croient-ils le contraire ? Qu’est-ce qui les rend incapables de penser avec justesse ? Sont-ils fous, ou est-ce seulement dû à un comportement puéril ?

C’est un peu de tout ça, en fait. Mais la raison principale d’agir comme ils le font, c’est parce que leur ego très élevé et très puissant les pousse à devenir des manipulateurs. Ils savent exactement comment faire avec à vos sentiments, votre bonne nature, je veux parler du meilleur de vous. Mais avec votre pire aussi : vos doutes. Ils essaient de vous culpabiliser d’être qui vous êtes, et de ne pas avoir pour eux-mêmes une part de ce que la vie vous a apporté. Ils se fichent complètement de reconnaître que vous avez fait au mieux pour vivre votre propre vie (qui est faite de hauts et de bas aussi). Ils vous voient seulement comme une personne chanceuse, quelqu’un qui possède plus qu’eux, qui réussit en tout. C’est facile pour eux de vous détester. D’ailleurs, ils rêvent de vous l’avouer un jour.

Un(e) plaintif(ve) chronique a un désordre psychologique qu’ils(elle) nie, et qui est souvent nié par les gens qui écoutent ses plaintes. Le jeu dans lequel un(e) plaintif(ve) chronique entraîne les personnes qui l’écoutent est constitué d’un pouvoir toxique distillé prudemment et motivé par un gros besoin de pouvoir absolu. Il(elle) est obsédé(e) par leur propre pouvoir sur les autres, et par la façon dont ils ont de l’emprise sur eux.

Quoique on puisse en penser, la vie d’un plaintif(ve) est meilleure qu’il(elle) ne l’avouera jamais. On est intoxiqué(e) par leur poison qui nous conduira à devenir nous-mêmes un(e) plaintif(ve) un jour ou un autre. Il(elle) est jaloux(se), insatisfait(e), aigri(e), et dans une perversion narcissique qui le(la) conduit à adopter un comportement négatif à mesure que le temps passe. On ne peut rien faire pour l’aider. Il(elle) a surtout besoin d’un psy.

On peut remarquer que leur santé est souvent mauvaise, pas franchement mauvaise, mais le(la) plaintif(ve) chronique a de petits problèmes réguliers, excepté  ceux qu’il(elle) croient être très gros et qui ne le sont pas. C’est parce qu’il(elle) n’est pas heureux(se) dans la vie. Au lieu d’être reconnaissant(e) et content(e) envers ce qu’il(elle) a déjà, il(elle) se sent privée(e) de tous les beaux cadeaux de l’Univers. Son esprit négatif le(la) conduit à un éternel conflit entre lui-même(elle-même), les autres et la vie. Cela altère son corps.

Alors on pourrait se demander comment ne pas croiser le chemin d’un(e) plaintif(ve) chronique. Le mieux est d’être conscient de notre propre lumière. Donc, d’en prendre soin. C’est un don précieux donné à chaque Être Humain. Si on a saisi sa chance et qu’on l’a bien gérée, même si notre vie est loin d’être parfaite, on sait qu’on ne doit laisser personne nous priver de notre lumière. Donc on répète pour soi-même qu’on est à la bonne place où l’Univers nous a mis(e) : on mérite de vivre sa propre vie, pas celle d’un(e) autre.

Affectueusement,

Jane

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