
Demain, Jeudi, c’est la Journée Internationale des Droits des Femmes*. Un peu d’Histoire :
Le 8 Mars 1857, à New York, pour la première fois les ouvrières de l’industrie textile ont manifesté dans les rues pour obtenir de meilleures conditions de travail, et le respect de leur dignité.
C’est à Copenhague, en 1910, durant la 2ème conférence internationale des femmes socialistes, que Clara Zektin (journaliste, enseignante et politicienne allemande) proposa pour la première fois, d’organiser une « Journée Internationale des Femmes » aux fins de servir la propagande pour le vote des femmes. La conférence a réuni des centaines de femmes venues de 17 pays, et a adopté immédiatement cette proposition inspirée des manifestations des ouvrières qui avaient eu lieu aux États-Unis en 1908 et en 1909.
En Mars 1911, pour la première fois, plus d’un million de femmes participèrent aux manifestations en Europe pour exiger le droit de vote, le droit de travailler, le droit d’occuper des postes dans la fonction publique, le droit à la formation professionnelle et la fin de la discrimination au travail.
Dans le cadre du mouvement de la paix à la veille de la 1ère guerre mondiale, les femmes de Russie ont observé leur première Journée Internationale des Femmes le dernier dimanche de Février 1913.
En Mars 1914, en Europe, les femmes ont manifesté contre la guerre et exprimé leur solidarité.
C’est à nouveau en 1917 que les femmes russes ont protesté et appelé à la grève pour obtenir « Pain et Paix », le dernier samedi de Février (calendrier Grégorien) qui tomba le 8 Mars (calendrier Julien). Le Tsar de Russie se résigna et le gouvernement par intérim accorda le droit de vote aux femmes.
Mais c’est seulement en 1975 que les Nations Unies ont déclaré le 8 Mars comme la Journée Internationale des Femmes*.
En 1995, 189 gouvernements ont ratifié le choix des femmes de participer à la politique, d’avoir un salaire, d’étudier et de vivre dans une société libre de discrimination et de violence.
Qu’est-ce qui a changé depuis le début ?
Est-ce que les femmes sont mieux traitées que dans les siècles précédents ? Oui, bien sûr, même si les choses doivent encore être améliorées dans beaucoup de pays. Le droit d’être égales aux hommes est toujours une revendication en termes de revenu, travail et dignité. Les femmes doivent constamment montrer qu’elles peuvent être les égales des hommes. De plus, être née femme est vu comme un handicap dans de nombreux pays du monde.
Comme faire changer les choses ?
Notre société est régie par les hommes. Leur pouvoir est si fort et tenu si serré que les femmes peinent à en obtenir une partie. Ce n’est pas seulement le droit de vote, d’avoir un travail qui conduit les femmes à accomplir leur vie et leur avenir, mais aussi le fait qu’elles ont le droit d’être respectées et considérées pour ce qu’elles sont : différentes des hommes, mais leurs alliées.
Les femmes veulent vivre, travailler et construire leur avenir aux côtés des hommes, en prenant part à leur succès, être associées aux grands projets. Aller à l’Université, avoir un diplôme et un bon travail n’est pas suffisant : elles veulent être respectées et vraiment avancer sans avoir à faire le bon choix entre être une bonne mère et une bonne travailleuse. Elles veulent aussi être félicitées, pas seulement pour avoir bien fait leur boulot, mais aussi parce qu’elles sont une bonne mère.
Elles veulent s’habiller comme elles aiment sans être offensées dans la rue. Elles veulent changer les coutumes et les traditions de leur pays qui les empêchent d’étudier ou de devenir libres d’aller avec l’homme qu’elles aiment. Elles veulent que leurs enfants grandissent dans un monde pacifique parce qu’elles connaissent le prix à payer à cause de la guerre. Elles veulent vivre la vie dont elles rêvent.
Alors qu’est-ce qui ne va pas ? Qui peut être dérangé par de si simples exigences ? Qui sera le gagnant ?
En fait, les hommes ne savent même pas ce qu’amèneront toutes ces revendications en termes de confort, dignité et respect au sein des sociétés. Qu’en serait-il d’un modèle social où les femmes marcheraient main dans la main avec les hommes ? La solidarité remplacerait le sexisme, le respect serait la norme, et l’égalité apporterait le meilleur à tous. Ce serait une victoire gagnant-gagnant, quelque chose que nous pourrions appeler « le grand pas pour les générations futures ».
Je sais que je n’ai pas la même force qu’un homme. Je sais que je suis plus sensible qu’un homme. Je sais que je préfère la douceur plutôt que la rudesse. Mais j’ai besoin de respirer de l’oxygène, manger, aimer, tout comme un homme. Je ne peux pas avoir de bébés sans les spermatozoïdes d’un homme, et j’ai besoin d’un homme pour réparer ma voiture. La complémentarité est l’une des meilleures choses entre les hommes et les femmes. Alors cessons de croire que nous ne pourrions pas vivre en accord avec ce principe.
L’autre manière de changer les choses entre les femmes et les hommes est le rôle qu’une mère a à jouer dans la vie de son fils. Vous les mères, devez éduquer votre fils dans le respect des filles. Plus tard, dans le futur, il sera un gentleman, un bon patron, un aimable employé ou un bon père : un homme respectueux des femmes.
Surtout, n’abandonnez pas votre féminité sur l’autel du travail, quel qu’il soit : vous avez aussi ce droit, celui d’être qui vous êtes, en accord avec le principe fondamental du droit à la différence.
Et avant que vous ne me le demandiez : oui, il existe une Journée Internationale des Hommes, depuis 1997. C’est le 19 Novembre. Cette journée a été créée pour valoriser les hommes pour leurs contributions « ordinaires » et « positives » dans les domaines de la santé, de l’environnement, de la famille et de l’éducation, et pour l’égalité des sexes également. Et cela nous montre encore combien les femmes et les hommes sont faits pour vivre dans la complémentarité, n’est-ce pas ?
Je vous souhaite, Mesdames, une très bonne Journée Internationale des Droits des Femmes, en souhaitant qu’un temps arrivera où ce jour ne sera plus utile.
Affectueusement,
Jane
* La France est le seul pays qui exprime ainsi ce jour-là, en ajoutant le mot « Droits ».