Respirez !

7 Août

Une chose dont je me souviens des moments passés difficiles, c’est cet effrayant sentiment que je finirais noyée parce que je ne pourrais plus respirer tant ma vie croulait sous mes nouvelles responsabilités.

Plusieurs années plus tard, je me considère comme une rescapée. Je ne sais pas pourquoi ça m’a pris tellement de temps d’apprendre à ralentir. J’étais occupée et accablée d’obligations… peut-être avais-je trouvé ce moyen pour ne pas devenir folle ou ravagée de tristesse…

Mais comme j’avais besoin d’avancer et de créer ma nouvelle vie, c’est devenu évident que j’éprouvais parfois le besoin de faire un break pour me sentir libre, vivante, tranquille. Généralement, c’était le temps d’un café et d’un quotidien à lire au club house du tennis pendant la leçon de mes enfants, ou quelques minutes à regarder le ressac des vagues depuis  ma voiture, garée en bord de plage.

Ces instants étaient si paisibles, tellement faits pour moi seule, qu’ils m’ont beaucoup aidée à construire une bulle de lumière où je pouvais retourner mentalement chaque fois que j’en avais besoin. Ralentir commença à être pour moi le moyen de m’accrocher à cette vie qui avait perdu son E, et se sentait si orpheline de lui.

Alors j’ai commencé à respirer… pas comme vous l’imaginez : arrêter les machines, attendre une minute, prendre un verre de Bourgogne et regarder les étoiles dans le ciel… non… plutôt un moment du genre : retourner dans mon cœur brisé, le réparer comme je pouvais, sauver les pièces qui pouvaient l’être encore, prendre soin de lui, le dorloter et le laisser faire une petite sieste… C’était un soldat de l’amour, alors je devais être une bonne infirmière pour lui. Il le méritait.

Ce que j’ai fait. Jour après jour, semaine après semaine, année après année, je l’ai réparé seule. Mon devoir d’amour. Ma récompense envers lui d’être resté vivant et de battre dans ma poitrine. Cela m’a appris à considérer ma vie comme un cadeau, même si c’était difficile à concevoir. Depuis, je me sens complètement heureuse de retourner dans mon cœur réparé,  chaque fois que j’en ai besoin. Je lui suis infiniment reconnaissante.

Je vois souvent les gens qui m’entourent être pressés, énervés, malheureux et pleins de mauvaises pensées. Ils passent  leur temps à combattre les autres, un patron, un employé, ou dénoncer les problèmes économiques de notre société française ; ils luttent contre eux-mêmes aussi. Ils sont tristes et parfois malades. Je leur dis : « respire »… « respire jusqu’à ce que tu trouves la paix dans ton cœur »… Ce n’est pas difficile à faire : vous vous asseyez quelque part où vous vous sentez bien, vous retournez dans votre cœur pour attraper un beau souvenir et vous le respirez jusqu’à vous sentir un peu chancelant(e) !

Prenez du temps pour vous : vous le méritez. Respirez votre pouvoir intérieur, votre moi intérieur, votre foi dans la vie, en vous, en vos anges qui prennent soin de vous jour et nuit. Respirez l’amour à l’intérieur de vous, peut-être profondément caché depuis le moment où votre cœur a été brisé par quelqu’un ou quelque chose de difficile à vivre.

Ils seront là. Tous. Vos anges gardiens, guides, archanges. Ils vous apporteront force et paix, joie et sourire au fond du cœur.

Restez connecté(e) aussi longtemps que vous en aurez besoin, et vous la ressentirez : une énorme, sauvage et magnifique vague de bonté envahira votre corps et votre esprit.

Soyez reconnaissant(e). Vous êtes à nouveau sur votre chemin !

Affectueusement,

Jane

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