Mauvais moment… mais je vais bien !

24 Avr

Combien de fois avez-vous eu un gros ennui ? Comment l’avez-vous réglé ? Puis que s’est-il passé ensuite ? Et à présent, qui êtes-vous ?

Ces simples questions signifient que vous êtes toujours vivant(e), en dépit de tout ce que la vie vous a apporté : le meilleur et le pire. Aussi, pouvez-vous répondre aux questions suivantes : qu’avez-vous appris de ces expériences ? Êtes-vous la même personne aujourd’hui ? Comment vous projetez-vous dans l’avenir ?

Cela semble être le genre de sujet qui ne mène nulle part, tant la vie de chaque humain est compliquée et difficile. Chaque fois qu’on vit quelque chose d’inconfortable, c’est pratiquement impossible de penser à un dénouement heureux, premièrement parce qu’on est obsédé par le problème, deuxièmement par la manière de le résoudre. Où sommes-nous dans toute cette pagaille ? Je veux dire : que ressentons-nous en dehors de la colère, la désillusion, la douleur ou la tristesse ? Où sont passés notre sourire, notre foi, notre courage, notre pouvoir intérieur ? On peut à peine imaginer qu’on va traverser ce mauvais moment, n’est-ce pas ? Le dénouement semble si éloigné, si difficile à atteindre que notre esprit est envahi par un millier de questions et de doutes, et notre cœur finit par se noyer dans un océan de larmes et se tord de douleur. On souffre.

Qu’est-ce qui ne va pas dans tout ça ?

Rien ! On est venu sur Terre pour faire des expériences, bonnes ou mauvaises. Étrangement, dans tous les cas, la solution, ce n’est pas le plus important, mais la manière dont on gère l’adversité. En fait, peu importe qu’on réussisse ou non.  Le plus important, c’est de savoir qu’on a tout fait pour régler un problème. Ce que nous avons dit, fait, ou créé pour avoir la bonne méthode nous a révélé à nous-mêmes, à ce que nous sommes au-dedans : un être vrai et authentique.

C’est vrai qu’il est plus facile de parler d’un problème plus tard, quand on l’a résolu, plutôt que sur le moment. Quand on a un problème, notre esprit peut être si blessé, tellement rempli de pensées négatives, qu’on est dans une prison mentale, surtout occupé à partir en guerre contre tout le monde et contre à peu près tout. Quand le problème est terminé, notre esprit s’ouvre à nouveau, prêt à retourner à notre bonne vie. Mais nous sommes plus la même personne : cette dernière expérience désagréable nous a enseigné que nous pouvions devenir un(e) guerrier(ère), une machine de guerre à traiter n’importe quel problème. On n’a pas réussi ? Peu importe ! Peut-être que ce n’est pas notre travail après tout, mais celui de quelqu’un d’autre, ou simplement ce n’est pas le bon moment. On est serein. On dit « merci » à l’Univers pour cette expérience, parce qu’on est capable d’avancer dorénavant, peut-être vers une belle aventure.

Pourriez-vous imaginer une seconde vivre une vie paisible, sans aucun problème ? Non, bien sûr, parce que cela n’arrive jamais à personne au cours de la vie. Nous sommes donc obligés de gérer l’adversité tout le temps. La manière dont nous dirigeons notre esprit, ou ce que nous apprenons sur nous-mêmes, nous en dit plus long que quiconque le ferait. Nous avançons par étape, seulement après avoir compris le sens de chacune de nos expériences.

Beaucoup de mes amis sont des femmes. La plupart vivent seules. Pour certaines, c’est juste un moment entre leur dernière histoire d’amour et la prochaine, pour d’autres c’est parce qu’elles sont trop occupées à se reconstruire. Mais dans tous les cas, leur vie est difficile. La solitude n’est pas facile à vivre : personne n’est là pour les soigner au milieu de la nuit quand elles ont un excès de température, ni pour leur cuisiner un repas quand elles sont épuisées après une journée de travail. Personne non plus pour les aider à jardiner, ni quand elles sont fauchées, ni quand elles doivent acheter une nouvelle voiture ou une nouvelle maison… mais elles continuent de se maquiller, de s’habiller bien, d’aller chez le coiffeur, pour elles-mêmes. Pas dans le but de montrer aux autres qu’elles sont sexy, mais pour se rembourser de tout ce qu’elles essaient de dépasser chaque jour. Alors mois après mois, elles deviennent comblées. Parfois j’entends un truc comme : « je suis heureuse de l’avoir fait », ou « je suis fière de moi » ce qui montre combien elles ont bossé dur pour avoir une bonne opinion d’elles-mêmes.

Même si la vie n’est pas facile pour les hommes également, je tiens juste à dire qu’ils la  dirigent d’une façon si différente qu’ils semblent ne pas s’inquiéter autant que les femmes. Bien sûr, les hommes n’accordent pas la même importance aux choses que les femmes, mais ils savent mieux se déconnecter des problèmes avant de devenir fous. Les émotions, les sentiments, ne sont pas mis sur les mêmes choses pour les femmes et les hommes, donc ils dirigent leurs vies différemment. Alors que les femmes doutent souvent de leur capacité à régler un problème, les hommes ne doutent pas, le considèrent comme un défi et foncent ; mais ils peuvent échouer aussi. Une femme a plutôt tendance à penser aux conséquences, compare plusieurs choix, et vérifie tout deux fois. Est-ce qu’elle perd un temps précieux ? Non, elle est juste vigilante.

Qui a raison ?

Les deux, en fait. L’approche pour régler un problème est différente, mais le but est le même. Chaque manière de faire est la meilleure, parce qu’ils ont chacun appris de leurs expériences passées : la façon d’avancer est plus importante que le résultat.

Après avoir passé beaucoup d’années à régler des problèmes, très opposés et parfois très inhabituels, chacun de nous peut dire « c’était difficile, mais je suis sain(e) et sauf(sauve) ». Quand on regarde en arrière, on remarque ce qu’on a fait, de quelle manière, et aussi la personne qu’on est devenu. Certains se sentent bien parce qu’ils ont fait de leur mieux, d’autres font un bilan positif : « J’ai confiance en moi à présent, je n’ai plus peur d’échouer, ni de mener aucun combat dans la vie ».

Peut-être que la raison de toute cette pagaille existentielle, c’est juste pour nous permettre un jour de nous sentir fiers et de pouvoir prononcer ces mots.

Affectueusement,

Jane

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *