
Qu’elle est la différence entre l’attachement et l’amour ? La plupart des gens ne savent pas que ce n’est pas la même chose. Pourquoi ? Est-ce dû à notre époque qui a créé l’égotisme comme une marque déposée personnelle ? Je suis sûre que vous connaissez des gens qui vivent un amour authentique et d’autres qui vivent dans l’attachement. Qu’avez-vous remarqué entre les deux types de relation ? Quels sont les sentiments, les vies de ces personnes ? Dans laquelle de ces deux relations est-on heureux ?
Aujourd’hui, j’aimerais parler de ce sujet car nous sommes tous concernés par l’amour : l’amour de soi-même, l’amour envers les autres, l’amour dans une relation sentimentale, ou avec les enfants, la famille, les amis. Qu’est-ce qui rend l’amour si compliqué et si difficile à vivre ?
On peut aimer son animal de compagnie, sa voiture, ses vêtements, mais on peut également aimer sa mère, ses enfants, son mari (épouse). L’amour semble tout autour de nous, n’est-ce pas ? Mais en fait, ce n’est pas toujours de l’amour. Comment savoir quand on aime et quand on est dans l’attachement ? Car il faut retenir que les deux choses sont incompatibles : soit on aime, soit on est dans l’attachement.
Le problème n’est pas d’être heureux dans la vie, mais comment l’être. Nous recherchons le bonheur souvent en dehors de notre esprit, au lieu de le chercher en soi. C’est cela, le vrai problème. C’est une erreur fondamentale, parce qu’en agissant ainsi, nous ne serons jamais capables de satisfaire ce désir d’être heureux. Nos plus grands désirs dans la vie sont A/ d’être heureux B/ libre de toute souffrance : nous voulons donc le bonheur avec le moins de souffrance possible. Par exemple : on ne veut pas se sentir seul, alors on appelle un(e) ami(e) pour passer un moment. C’est normal de rechercher le bonheur, d’essayer d’atteindre un profond et authentique bonheur, mais le chercher à l’extérieur de soi est voué à l’échec : c’est une quête incessante et stérile.
L’attachement est dû à cette quête impossible qui crée une prison et beaucoup trop de souffrance, parce que le désir de bonheur est égocentrique : nous voulons que quelqu’un nous rende heureux. Nous voulons atteindre notre propre bonheur, mais nous ne nous préoccupons pas de celui de l’autre. Comme nous ne savons pas comment être heureux par nous-mêmes, nous demandons à l’autre de le faire pour nous. Cela ne peut pas marcher, parce que plus on attend quelque chose de l’autre, plus la souffrance est grande quand cette personne quitte notre vie.
Ainsi, au début d’une histoire d’amour, toutes les projections d’idéaux, de désirs et de fantasmes romantiques doivent être comblés par l’autre. Comme ce n’est pas le cas, on comprend qu’il ne s’agit pas du Prince Charmant ni de Cendrillon. On est alors déçu, triste ou en colère. Cependant, cette personne est seulement quelqu’un d’ordinaire, également en difficulté. Alors à moins d’être gentil(le) et compatissant(e), cette relation va être très compliquée.
Pour la plupart des gens, s’attacher à quelqu’un signifie qu’on l’aime. En fait, ils s’y accrochent parce qu’ils ont peur de perdre leur source de bonheur : l’autre. Ils ont peur de souffrir. Dans ce type de relation, demander à l’autre de nous combler mène à le manipuler et à lui mentir pour obtenir notre propre satisfaction. Ce n’est pas ça, l’amour.
L’amour est différent. L’amour dit : « Je t’aime, donc je veux que tu sois heureux(se), avec ou sans moi ». L’amour, c’est tenir à l’autre en douceur, pour permettre aux choses d’avancer facilement. Pour atteindre cet amour véritable, on a besoin d’être déjà comblé à l’intérieur de soi. On est alors capable d’apprécier cette personne pour elle-même, sans autre attente que son bonheur. C’est le véritable amour, l’amour inconditionnel. Quand on sait être heureux par soi-même, on trouve généralement la même personne à aimer et qui nous aime. C’est une relation facile à vivre et très belle.
L’attachement n’a donc rien à voir avec l’amour. Il empêche l’épanouissement, alors que l’amour libère et crée le bonheur. Tenir délicatement à l’autre, oui, mais pas pour combler nos propres manquements. Nous devons tous travailler sur l’idée du bonheur à créer à l’intérieur de nous, et non pas en dehors de nous. C’est juste une question de choix. Une fois de plus.
Affectueusement,
Jane
Sur YouTube, pour en apprendre davantage (merci à eux !) :
- Jacques Martel : Les petits bonhommes allumettes, parties 1 & 2
- Centre de méditation KADAMPA Montréal : Faire la différence entre l’amour et l’attachement